[Back to blog #2] Les Chevaliers de la Table Ronde

Chevaliers de la Table Ronde, qu’est-ce que c’est ?

Chevaliers de la Table Ronde est un huis-clos écrit par Sandra G qui se déroule dans une France du début du XIIIème siècle revisitée.

Nous sommes en 1204. Le Comte de Champagne doit prochainement partir en Terre Sainte, en Croisade. Avant cela, il organise un grand banquet pour dire au revoir à tous ses proches. Ils ont tous répondu présent. Il y a même quelques invités qui n’étaient pas prévus. Ainsi, Tancrède, le bailli, s’est invité ce soir car il cherche à démasquer un espion à la solde du Roi d’Angleterre. Pendant la soirée, ce n’est pas un, ni deux mais trois crimes qui devront être résolus et tous, sans exception, seront suspects…

L’édition du 17 février 2018, à laquelle j’ai participé, a été organisée par l’association lilloise Les Enfants de Pandore qui l’organisait pour la deuxième fois.

Pourquoi y suis-je allé ?

J’ai déjà eu l’occasion de participer à un événement de l’association (Huntsville) et je connais Romain Ferret (président de l’association) depuis quelques temps maintenant. Après avoir eu l’occasion d’organiser le SMELD avec lui en 2017, je me suis dit qu’un match retour en déplacement s’imposait. La thématique du jeu me plaisant, ce huis-clos était donc l’occasion parfaite.

Avant le jeu

Après un rapide questionnaire permettant à l’organisation de répartir les rôles, j’ai reçu mon background quelques semaines avant l’événement. Premier soulagement : il n’est pas trop long. Il est clair, concis, contient les informations nécessaires sans trop de superflu. Tant mieux, je participe à beaucoup de jeux cette année et devoir emmagasiner des tonnes de pages pour des petits jeux peut vite devenir chronophage.

Seconde bonne surprise, le personnage correspond tip top au genre de rôle que j’apprécie. C’est toujours agréable de voir que les réponses données au formulaire ont été analysées et respectées dans la mesure du possible. J’incarnerai donc pour l’occasion le comte Enguerrand d’Aragon.

Si le background est assez simple, il existe néanmoins beaucoup de liens entre les personnages. Le jeu rassemble en effet 14 PJ et des liens sont tissés avec chacun d’entre eux. Je mets donc à profit les 3h30 de train nécessaires pour me rendre sur place pour potasser tout cela. Deux outils toujours utiles : un mindmap (enrichi grâce au trombinoscope fourni par l’organisation) et une liste à puces des éléments importants.

Après un long voyage studieux, je me rend donc au Dame C, un bar non loin de la gare, où nous sommes attendus. J’y retrouve déjà quelques joueuses et joueurs avec qui je fais connaissance. Rapidement, une ambiance conviviale s’installe, quelques photos portraits sont tirées et on met en place en who’s who grandeur nature. Une fois l’organisation prête, on nous installe à table où l’on reçoit un briefing technique avant de débuter le jeu. Je note au passage les nominettes devant chaque place qui permettront de se familiariser une dernière fois avec les noms de chaque personnage. Une fois le briefing terminé, place au jeu.

Time In !

Evidemment, dans le cadre d’une murder party, il me sera difficile de vous parler du déroulement du jeu sans vous spoiler l’intrigue. Mais je vais quand même vous parler de cette ambiance générale ou personne ne se fait confiance et où peu à peu les secrets tombent. Le rythme du jeu est assez soutenu et mené principalement par deux personnages que sont le comte de Champagne (l’hôte) et le Bailli du roi (l’inspecteur).

Les mécaniques du jeu sont assez classiques, parfois trop. Des documents disséminés dans la pièce donnent un peu une sensation de chasse au trésor les premières minute. Mais ce point ne dessert heureusement pas l’intrigue principale qui reste aussi riche que tentaculaire.

Côté mise en scène, l’organisation a mis beaucoup de moyens en place pour un petit jeu. Un grand nombre d’éléments hors-jeu sont correctement cachés, diverses pièces de décorum viennent enrichir le visuel du lieu et le repas (je devrais plutôt dire festin !) proposé colle parfaitement au thème… sans parler du fait qu’il est servi non-stop tout au long du jeu !

Time Out !

Le jeu se termine. Petit débriefing de l’organisation qui résume globalement l’intrigue puis invite chaque participant à parler de son personnage et des enjeux qui lui étaient liés. On termine ensuite sur un moment de détente et un coup de main à l’organisation pour ranger la salle. Certaines personnes se rejoignent en haut pour refaire le monde du GN puis chacune rentre chez soi. De mon côté, je suis raccompagné par Romain et ses colocataires qui m’hébergent dans une des résidences de Lacost (l’architecte belge, pas celui du crocodile). Romain m’indique qu’ils ont utilisé ce lieu exceptionnel pour notamment organiser Salem 1906. Je m’en veux du coup d’avoir raté cette édition.

Mon expérience en deux mots

Je n’ai pas souvent l’occasion d’aller jouer en France, chaque visite est donc toujours riche en rencontres. Cette expérience m’a confortée dans la volonté de multiplier ma participation à des jeux en dehors des frontières belges.

Côté jeu, j’ai envie de comparer cette murder à Dieu est Mort. Elle est simple à appréhender pour les joueurs débutants, le scénario ravira également les plus expérimentés et on y retrouve beaucoup de techniques de jeu classiques pour la gestion des indices.

Enfin, globalement, j’ai passé un très bon moment entouré de participants sympathiques et d’une équipe organisatrice à l’écoute. Les jeux des Enfants de Pandore : j’y retournerai !

Photos réalisées par Nathalie J. Merci à elle !

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